2-Le Basiliscus plumifrons



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            a/ Présentation

Le Basiliscus Plumifrons aussi appelé lézard jésus, est un lézard que l’on peut rencontrer au Nicaragua, au Panama, en Honduras ou encore au Costa Rica; il se perche dans les arbres près des cours d’eau et se laisse tomber dans l’eau quand il sent le danger venir.

Pesant entre 2 grammes pour un bébé et 200 grammes pour un adulte, il fait en moyenne 10 cm ( sa queue fait à peu près les deux tiers de son corps ) ; ce dernier a l’étonnante capacité de pouvoir se déplacer à la surface de l’eau: sa vitesse est alors de 1.5 mètres/seconde.

Cependant, bien que ses jambes soient très musclées, cette possibilité de marcher sur l’eau lui demande beaucoup d’énergie, c’est pourquoi il ne peut parcourir de grandes distances : quelques mètres en l’espace de quelques secondes ; ce qui lui permet de franchir un petit cours d’eau, une mare.


           b/ Explication de la capacité


Sa capacité à marcher sur l’eau est entre autres due à ses pattes arrières légèrement palmées, ce qui augmente sa portance ( Pression = Force sur Surface ), et à sa queue servant à le stabiliser, et à créer une micro vague, lors de son déplacement, ce qui lui permet d’être porté un petit peu plus encore; mais il a été calcule que si la capacité du lézard à marcher sur l’eau était seulement due a sa vitesse et à son faible poids, alors seul un tiers de son poids serait supporté.

Les caractéristiques énumérées précédemment ne suffisent pas, une autre faculté intervient alors: la surface et la vitesse de contact des pattes du lézard sur l’eau: en effet, lorsqu’ il court sur l’eau, nous avons observe que le mouvement de ses pattes est divisé en 3 séquences distinctes, qui, combinées à ses pattes palmées et à sa vitesse lui permet:

-dans un premier temps de plonger son pied palmé, qui, du fait de sa surprenante vitesse ( de l’ordre de 70 millisecondes entre deux foulées ), lui permet de créer un trou dans l’eau autour du pied immergé, qui ne se “rebouchera” pas immédiatement. Ainsi seule la face postérieure du pied est en contact avec l’eau ; la face antérieure est en contact avec l’air de la poche créée ( cf schéma ci-dessous),

- puis le pied , va ensuite donner une impulsion en arrière pour faire avancer le corps,

- enfin, dans l’instant avant que le trou ne se referme, le lézard va extirper son pied du trou créé, pour ensuite plonger plus loin son autre patte, et ainsi de suite jusqu’à l’épuisement du lézard ( car plonger sa patte palmée à cette vitesse dans l’eau lui demande beaucoup d’énergie ).




                                            CLAQUE                       COUP                                                                       RETABLISSEMENT


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